- Ecrit par : Abou ZEID
- 13/05/2024 11:01
POLITIQUE/Présidentielles 2025 : la PEC-CI met en garde contre un gros danger
La Plate-forme pour l'engagement citoyen de Côte d’Ivoire (PEC-CI) a mis l'opinion nationale et internationale en garde, le samedi 11 mai 2024, contre les dangers qui planent sur la Côte d'Ivoire, à quelques mois des élections présidentielles.
"Nous le disons haut et fort qu’il y a danger à l’horizon. Raison pour laquelle nous attirons l’attention des institutions internationales qui accompagnent notre pays la Côte d’Ivoire à travers le financement des élections. Nous disons qu’ils doivent refuser d’être des spectateurs et des médecins après la mort comme le fut le cas des précédentes élections présidentielles", a mis en garde Ebrin Rémi Yao, président de cette organisation qui revendique 37 ONG, Mouvements de la société civile et associations.
C'était à l'occasion d'une cérémonie d'adhésion d'une nouvelle organisation, Solidarité internationale pour le bien-être des prisonniers d'Afrique (SIPAF) dans leurs rangs. Au cours de ladite rencontre, M. Ebrin Yao a saisi l'occasion pour se prononcer sur les questions sociopolitiques en Côte d’Ivoire. Sur la question de la non inscription de Laurent Gbagbo et de Soro Guillaume, sur la liste électorale, le président de la PEC-CI, a invité le président Ouattara à "donner une chance au dialogue".
« La plate-forme des 37 organisations de la société civile ivoirienne que nous présidons plaide auprès du président de la République, Alassane Ouattara, afin de donner une chance au dialogue qui nous a été enseigné par le père fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, feu Félix Houphouët Boigny. Nous estimons qu’aucun sacrifice n’est de trop pour préserver cette denrée rare qu’est la paix et la réconciliation vraie de toutes les filles et fils de notre beau pays la Côte d’Ivoire », a-t-il conseillé.
En clair pour lui, le président ivoirien doit se pencher sur ce dossier afin de permettre à ces deux personnalités politiques, non moins influentes du pays, d'être dans la cours à la présidentielle en 2025. Une mesure qui pourra, à en croire Ebrin Rémi Yao, désamorcer les tensions entre les différentes couches sociales du pays.
Aussi, sur la question de la cherté de la vie, a-t-il invité le président ivoirien de se souvenir de ses promesses avant son accession au pouvoir, en 2010. Le président Ouattara avait pris l’engagement ferme , selon lui, de réduire drastiquement le coût exorbitant de l’électricité. Chose qui n'est pas aujourd'hui le cas. "Au contraire, nous constatons avec beaucoup d’amertume que les prix exorbitants pratiqués aujourd’hui à toutes les couches sociales en Côte d’Ivoire est une grande première depuis l’indépendance de notre pays", a-t-il rappelé.
Abou ZEID