- Ecrit par : Konan Kouakou Constant
- 11/03/2024 17:45
ECONOMIE/Célébration du 8 mars : une banque de règlement de l’UEMOA s’engage pour les droits des femmes et des enfants victimes de violences basées sur le Genre
Dans le cadre de la mise en œuvre de sa politique RSE(Responsabilité Sociétale des Entreprises), le Dépositaire Central/Banque de Règlement (DC/BR) de l’UEMOA organise le vendredi 8 mars 2024 à la faveur de la Journée Internationale des Droits de la Femme.
Lors de cette cérémonie de remise de don au Centre Akwaba Mousso, une ONG ivoirienne de prise en charges des femmes et enfants victimes de violences basées sur le Genre. Et suivie de la signature d’une convention.
Selon le Directeur Général de la Banque Centrale de Règlement (DC/BR) de l’UEMOA, M. Birahim Diouf chargé de la conservation et de la circulation des titres financiers, notamment au sein de l’Union. « Nous sommes venus aujourd’hui soutenir le centre Akwaba Mousso. Je crois que vous avez vu. Je l’ai ressenti en regardant la vidéo. (…) Je crois que le thème de cette année résume bien la situation. Il faut avancer, il faut accélérer. Le constat a été fait. Je pense que la vidéo l’a bien résumé pour nous. Il est nécessaire d’accélérer le rythme. En soutenant et en assistant les centres qui travaillent au quotidien pour aider les femmes et les enfants dans le besoin. Personnellement, j’ai été touché, car les dons que nous faisons ne peuvent pas soulager totalement les souffrances de ces victimes. Il est temps d’accélérer à nouveau le rythme. Je pense que nous, ainsi que nos partenaires, comprenons que ces centres, faisant partie de l’écosystème des marchés financiers, devraient intensifier leurs efforts et y contribuer. Parce que le gouvernement ne peut pas tout faire. Chacun de nous est appelé à faire quelque chose, à poser un geste pour soutenir les efforts du gouvernement. Le gouvernement de Côte d’Ivoire a fait beaucoup et nous, en tant que partenaires financiers de l’écosystème, devons jouer notre rôle. », a déclaré, M. Birahim Diouf.
« Chacun de nous est appelé à faire quelque chose, à poser un geste pour soutenir les efforts du gouvernement »
Pour Maureen GRISOT, directrice exécutive du centre Akwaba Mousso et co-fondatrice, a présenté le centre de secours et ses missions. Elle a exprimé sa gratitude pour le soutien reçu de la DC/Br, précisant que les 5 millions serviront à financer la cantine solidaire offrant des repas gratuits aux femmes et aux enfants vivant le centre. Ce financement couvre également les frais de fonctionnement du centre, qui emploie 14 personnes.
Par la suite, elle a indiqué ce centre est géré par une ONG ivoirienne dont je suis le directeur, mais ici tout le monde est salarié, et cela a un coût : le coût de la qualité. Nos employés, prestataires, psychologues, juristes, travailleurs sociaux et sages-femmes sont là toute la semaine au service des femmes et des enfants, ce qui nous permet de fournir un service de qualité et d’être toujours présent.
Dans son explication, la responsable de l’ONG a donné quelques chiffres qui donnent froid au dos. « Aujourd’hui, une femme sur trois en Côte d’Ivoire a subi des violences sexuelles, des violences psychologiques, ou les deux. La moitié des femmes en couple en Côte d’Ivoire pense qu’il est acceptable de subir un viol conjugal, tandis qu’un quart des femmes en Côte d’Ivoire pense qu’il est acceptable que leur mari les frappes si elles n’ont pas bien cuisiné ou pris soin des enfants correctement. Il est important que les femmes comprennent qu’elles ont des droits universels et qu’elles peuvent demander de l’aide pour défendre ces droits. »
Au terme, elle a indiqué que le centre est là pour aider les femmes à comprendre et à faire valoir leurs droits, et c’est à elles de prendre la décision. « Nous n’obligeons jamais personne à déposer une plainte ou à demander l’aide d’un prestataire de services. Les femmes sont informées et elles nous disent si elles souhaitent consulter un avocat ou un médecin. Le plus important est de donner du pouvoir aux femmes. »