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POLITIQUE/Reçus par Pr Cowppli-Bony : les plaignants formulent une requête

Après qu’ils ont décidé du retrait de leur plainte pour demander l’annulation du congrès extraordinaire électif du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda), les deux ex-plaignants, Ourah Mathieu et Blesson Christophe, ont rencontré, hier jeudi 21 décembre 2023, le président intérimaire de leur parti, Pr Cowppli-Bony, à sa résidence, à Cocody.

Ourah Mathieu a alors fait un plaidoyer au président intérimaire du Pdci-Rda, en vue de la tenue d’un congrès inclusif avec un président qui fédère toutes les sensibilités. « (…) Nous demandons au président de tout faire pour qu’ensemble, nous retrouvions notre équipe, le Pdci dynamique. Il ne faudrait pas qu’au sortir du congrès, il y ait des clans. Ce qui va fragiliser l’image de notre candidat. Le candidat a besoin d’être accompagné, et c’est à l’intérieur du parti que ça commence, ce n’est pas à l’extérieur », a-t-il recommandé. 

M. Blesson a alors exprimé leur « profond regret concernant ce malentendu qui est arrivé ». « De façon générale, je voudrais, au nom de mon jeune frère et moi, demander pardon à monsieur le président du parti et à ses collaborateurs que vous êtes parce que notre action a contribué à faire annuler le 8e congrès extraordinaire. On s’est vu et on s’est parlé. On s’est retrouvé au Tribunal, on s’est parlé avec les avocats qui, eux-mêmes, sont des militants du Pdci-Rda. Nous nous sommes parlé entre fils d’une même maison », a-t-il indiqué, lors de la rencontre qui a vu la présence, entre autres, du président du Comité de conciliation et de médiation, Emile Constant Bombet ; du président du Comité électoral, Jean-Marie Kacou Gervais ; et du président du groupe parlementaire Pdci-Rda, Simon Doho. 

Il a motivé leur démarche par la « frustration » d’avoir été retirés de la liste des congressistes mais surtout par les menaces qui, selon eux, planaient sur la transparence du processus électoral et, partant, sur la légitimité du président qui serait désigné à l’issue de ce scrutin. « Nous avons souhaité venir rencontrer le président et ses collaborateurs pour leur dire que cet acte-là, nous l’avons fait parce que nous nous sommes sentis frustrés. Heureusement que Dieu a permis à chacun de nous de réfléchir par deux fois et nous avons retiré notre plainte », a-t-il déclaré. Et de préciser : « on n’avait pas le soutien quelconque d’un militant du Pdci-Rda. C’est parce que nous nous sommes sentis frustrés avec certains de nos amis qui, malheureusement, n’étaient pas au Tribunal aujourd’hui, qui ont été retirés de la liste électorale comme nous, à Yopougon. Nous sommes vos enfants, nous sommes engagés ».

Emile Constant Bombet a apprécié la démarche de ses hôtes, qu’il a instruit sur les détails du processus électoral.

MJS

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