- Ecrit par : Clara BOSOM
- 07/04/2025 10:59
SOCIETE/Grèves dans l’Éducation : l’ASYPECI se retire des mouvements prévus les 7 et 8 avril
Face à l’approche des examens et aux réponses du Gouvernement, le syndicat suspend sa participation et appelle ses militants à reprendre le travail.
Abidjan, 6 avril 2025 – L’Alliance Syndicale du Personnel d’Éducation de Côte d’Ivoire (ASYPECI) a annoncé ce samedi la suspension de sa participation aux grèves prévues les 7 et 8 avril prochains. Dans une déclaration officielle signée par son secrétaire général national, M. Guisse Yao Georges, le syndicat salue la forte mobilisation de ses membres les 3 et 4 avril, tout en appelant à une reprise du travail dès le lundi 7 avril à 7h sur l’ensemble du territoire national.
Ce retrait stratégique du mouvement s’inscrit dans une volonté de privilégier « une phase d’analyse des retombées » des premières journées de grève et des premières réponses du Gouvernement. L’ASYPECI reste attachée à sa principale revendication : la mise en place d’une prime trimestrielle d’incitation pour les personnels du secteur Éducation-Formation. Cependant, le syndicat indique vouloir désormais concentrer ses efforts sur « le dialogue et la négociation avec les autorités compétentes ».
Un appel à la responsabilité en période d’examens
À quelques semaines des examens scolaires à grand tirage, la centrale syndicale justifie sa décision par un souci de continuité du service public et de prise en compte des préoccupations des familles. Elle se désolidarise de la reconduction des grèves du 3 et 4 avril et précise qu’elle n’entend plus participer à de nouvelles mobilisations jusqu’à nouvel ordre.
Un tournant dans la crise du secteur éducatif
Cette décision marque un tournant dans le bras de fer entre les syndicats du secteur éducation-formation et le Gouvernement. Alors que d’autres centrales pourraient maintenir la pression dans les jours à venir, le retrait de l’ASYPECI risque de provoquer un effet d’entraînement ou de fissure au sein du front syndical.
Dans un contexte social sous tension à l’approche des élections présidentielles, l’évolution du dialogue entre le Gouvernement et les syndicats sera scrutée de près par les observateurs.