- Ecrit par : Konan Kouakou Constant
- 15/12/2023 12:34
SOCIETE/Education : Les fondateurs d’établissement privés annonce la suspension des cours début janvier, voici leurs doléances
Les Fondatrices et les Fondateurs des établissements privés laïcs d’enseignement et de formation de Côte d’Ivoire demandent le paiement de leurs arriérés dont le montant est 132 milliards de FCFA.
Dans une note d’assemblée générale ordinaire dont Le Sursaut s’est procuré copie, les Fondatrices et les Fondateurs des établissements privés laïcs d’enseignement et de formation de Côte d’Ivoire, réunis en Assemblée Générale Ordinaire le mercredi 13 décembre 2023, réclament l’apurement de leur dette.
Au cours de cette réunion, plusieurs décisions ont été arrêtées. Il s’agit de « l’apurement dans les délais les plus brefs des arriérés de frais de scolarité de l’année scolaire 2022-2023, d’un montant de 120 milliards de francs pour l’enseignement général, 8 milliards pour l’enseignement technique et 4 milliards pour la formation professionnelle avant le 31 Décembre 2023. Le paiement sur le budget 2024 des différents passifs de l’Enseignement Technique de la formation professionnelle et de l’enseignement générale depuis 2000 (plus de 26 milliards); l’amélioration du processus de contrôle de l’effectif des élèves affectés afin que puisse être établi les décisions financières dans les délais qui permettent le règlement des frais de scolarité des élèves affectés par l’Etat aux dates indiquées par la convention avec les établissements scolaires privés (30 mars, 30 juin et 30 septembre);
Les fondateurs demandent aussi à l’administration fiscale et à la CNPS de traiter les écoles privées avec bienveillance du fait de leur caractère social, et des difficultés de trésorerie occasionnées par les importants retards de payement des frais de scolarité dus par l’Etat, principal parent d’élèves. Au Ministère des Finances et du Budget de réaliser l’équilibre des budgets alloués au règlement des frais de scolarité des élèves affectés et pris en charge par l’Etat. Aux services des ministères de tutelle en charge des questions financières des écoles privées, plus de diligence dans les dossiers afin de permettre au trésor public de payer avec célérité »
« Au vu de tout ce qui précède, les fondatrices et les fondateurs des établissements privés laïcs d’enseignement et de formation de Côte d’Ivoire, engagent enfin le Bureau Fédéral à faire usage de tous les moyens légaux de revendication pouvant lui permettre d’obtenir satisfaction. Dans le cas contraire, les cours seront suspendus le 8 janvier 2024 jusqu’à satisfaction complète de leurs préoccupations », exige la note.
Sandra Kohet