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SOCIETE/9ᵉ session de formation en droit international des droits de l’homme sur les processus électoraux Acteurs de la société civile , Juristes, magistrats, universitaires croisent leurs regards à Abidjan

Des idéaux démocratiques ont marqué la cérémonie d’ouverture de la 9ᵉ session internationale de formation en droit international des droits de l’Homme, axée sur le thème : « Processus électoraux et droit international des droits de l’Homme ». Organisée par la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, en partenariat avec la Fondation René Cassin, le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), avec le soutien financier du PNUD et de plusieurs partenaires internationaux, cette session réunit des acteurs de la société civile, des juristes, magistrats, universitaires et membres des forces de sécurité venus de toute l’Afrique de l’Ouest.

Alexandra Heldt, directrice Afrique de l’Ouest de la Fondation Friedrich Naumann, a ouvert la cérémonie en soulignant la pertinence du thème choisi dans un contexte électoral sensible, à quelques mois de scrutins majeurs en Côte d’Ivoire et dans la région :
« Ce pays est résilient et riche de ressources humaines et institutionnelles. (...) Cette formation vise à outiller les participants avec les instruments juridiques internationaux et régionaux de protection des droits humains, et à leur apprendre à les mobiliser dans le contexte électoral à venir. »

Soulignant la symbolique du calendrier, elle a plaisanté : « Ce hasard du calendrier nous donne presque l’impression qu’Abidjan est aujourd’hui le centre du monde ! »

Elle a également mis en lumière le partenariat historique avec la Fondation René Cassin, soulignant « 15 ans de collaboration », et un travail commun ancré dans la promotion des libertés, de la démocratie et de l’État de droit.

Dans une allocution remarquée, M. Sébastien Touzé, directeur de la Fondation René Cassin, a appelé à une réflexion profonde sur la démocratie électorale :
« Le lien entre processus électoraux et droits de l’homme n’est pas une simple articulation fonctionnelle ; il est la clé de voûte de l’État de droit. »

Citant plusieurs cas emblématiques en Afrique, du Sénégal à la Zambie, il a illustré les tensions, mais aussi les progrès autour de la justice électorale, tout en valorisant la contribution des juridictions régionales :
« Le droit n’est pas l’ennemi de la politique. Il en est la conscience. (...) La démocratie électorale n’est pas qu’un processus. C’est une éthique. »

Il a conclu sur trois impératifs forts : restaurer la légitimité démocratique, reconnaître la participation comme droit inaliénable, et garantir l’État de droit.

Prenant la parole, Madame Namizata Sangaré, présidente du CNDH, a salué la tenue de cette session « qui vise à renforcer les capacités des participants pour une compréhension commune des défis actuels en matière de protection des droits de l’homme ».

Rappelant le rôle du CNDH comme institution nationale indépendante, elle a mis en garde contre les risques de dérives électorales :
« Les violations des droits de l’homme sont souvent commises dans des contextes d’élections difficiles et d’agression contre la démocratie. »

Elle a aussi cité la Résolution 48/134 des Nations Unies sur le rôle des institutions nationales des droits de l’homme, affirmant :
« La paix n’est pas l’affaire des seuls pouvoirs publics. Elle est l’affaire de tous. »

Elle a conclu son discours par une citation de Pierre Mendès France :
« La démocratie, c’est beaucoup plus que la pratique des élections (...) c’est un code moral. »

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